
Le scandale de la semaine, c'est le Grenelle de l'environnement, que l'ensemble de la presse s'accorde à décrire comme un succès.
Il en sort deux ou trois réformettes dérisoires, un moratoire sur les OGM, alors que l'Europe et la France l'ont déjà fait depuis longtemps, ce qui n'empêchait pas les plantations d'OGM...
Des taxes sur les camions et sur les vieilles voitures polluantes, car apparemment c'est encore au citoyen de faire des sacrifices...
Un vague signe en faveur de l'agriculture Bio, (ça fait vingt ans qu'on l'attend).
L'engagement de rénover les vieux bâtiments, de construire des trains et des tramways. Où va-t-on trouver l'argent ? Nul ne le sait.
Quand on sait que les députés refuseront de voter la moitié de ces réformes, on peut se demander si on osera tirer un jour un bilan de cette farce qui permettra à peine de rattrapper notre retard sur les autres pays d'Europe.
Evidemment, Greenpeace n'a pas été invitée, les associations composant la table ronde ont été choisies parmi les plus consensuelles et inconnues.
En revanche, on a bien compris un principe, il ne faut pas opposer l'écologie et la croissance, car l'environnement peut créer des emplois...
Soyons serieux, si toute l'humanité consommait comme nous, la planète serait épuisée en moins de vingt ans. Personne n'est prêt à entendre qu'il va bien falloir se résigner à vivre avec moins. Le jour où l'on n'aura plus le choix, il sera trop tard.
Un Grenelle, rien que ça ? La prochaine fois on fera un Yalta...
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