
Olivier Besancenot va créer un nouveau parti. On se met déjà à rêver d'une extrême gauche unie, anticapitaliste et alter-mondialiste qui taperait dans les 10% des voix. Le parti, on ne connaît ni son nom, ni son projet, ni même ceux qui en seront, y aura -t-il au moins Bové, ou Clémentine Autain qui le porte bien ? Aucun nom, juste une tradition trotskiste, mais sans alliance avec les autres trotskistes. La même doctrine guevariste sans compromis, et la rengaine sur l'interdiction des licenciements et des délocalisations qu'il nous ressort à chaque fois.
Mais Besancenot a plus d'un tour dans sa besace. C'était sur Tropiques FM, il avait donc un peu bossé son dossier. Voilà qu'il cite tout un tas de mouvements avec lequel il est en contact outre-mer, l'USTKE et le parti travailliste en Kanakie, le PC de Mayotte, les Marrons de Réunion. Sa position sur le sujet des Dom-Tom est claire et internationaliste, il faut laisser les peuples décider de leur sort en organisant des assemblées constituantes, et il faut surtout arrêter de prendre à Matignon les décisions qui concernent ces terrtoires. C'était plein de bon sens, malgré la métonymie facile de l'usage du terme Matignon. Puis il nous sert un projet séduisant : décréter mondialement que l'eau est le bien commun de l'humanité. Créer un service public mondial de l'eau c'est pas une bonne idée ça !
Besancenot ne sera pas le seul porte-parole de son nouveau parti, il sait qu'ils vont tous bien s'engueuler sur le nom, alors autant s'engueuler d'abord sur le projet. Mis à part qu'il dit tout le temps "vachement", c'est un homme politique comme les autres, meilleur orateur que Ségolène Royal. On attend de voir qui seront les autres porte-paroles, parce qu'on voit mal Besancenot porter tout ça tout seul sur ses épaules.
